A propos de Nicolas Sarkozy, Dossier "Le coup d'état", Marianne n°473, extrait :
"Stratégie implacable qui, certes, a dû passer par le dynamitage des institutions, le court-circuitage des corps constitués et des instances intermédiaires, la cassure de son propre camp, le détournement de sa propre fonction et l'utilisation des services de l'Etat à ses propres fins, la prise d'assaut du parti du président, le massacre de ses concurrents, la marginalisation de ceux qui ne lui faisaient pas allégeance, une instrumentalisation des médias comme cela ne s'était jamais vu depuis le coup de Napoléon III, une mobilisation en sa faveur de l'ensemble, ou presque, des puissances économiques et financières, le sabotage du référendum européen, le coup de poignard planté dans le dos du CPE, le retournement de l'affaire Clearstream contre ses utilisateurs..."
Dans le numéro 473 de Marianne daté du 13 au 19 mai 2006, il faut absolument lire le dossier spécial "Le coup d'état", où la stratégie de Nicola Sarkozy pour prendre le pouvoir par tous les moyens est disséquée en détail. En particulier comment il aurait essayer de faire abdiquer à la fois Villepin et Chirac afin de provoquer une présidentielle anticipée. Et tout cela sans que presque personne ne s'émeuve de ses méthodes pour le moins sulfureuses. Mais le vent est peut-être en train de tourner...
Il est aussi rappelé dans cet article que Sarkozy a mis l'essentiel du pouvoir médiatique dans sa poche, comme nous avons pu nous en rendre compte par nous-même dans notre Affaire Mayetic :
"Comme jamais, sans doute, qui que ce soit d'autre n'y était parvenu depuis la Libération. Un chef-d'oeuvre de savoir-faire : lui son acquis, ou quasi, le groupe Hachette-Lagardère, le groupe TF1, le groupe Dassault-Le Figaro (à quelques commandes d'avion près), la Tribune de Bernard Arnault, le Point, l'Express, en dépit de quelques divergences idéologiques. Il s'en félicite sans fard. Affirme n'avoir rien à craindre du Parisien, bénéficier de ses entrées au Monde, ne pas avoir à se plaindre de la télévision de service public - et pour cause. [...]"
Sarkozy descendrait allégrement tous ses opposants au moindre pas de travers, sans être lui-même jamais égratigné. Au minimum l'auto-censure semblerait être la règle. Voire plus comme nous l'avons constaté aussi par nous-même (cf. mon billet "manipulation des médias").
Et certains des actionnaires de ces groupes de presse ont des intérêts importants chez EADS, et préfèreraient d'après Marianne que la presse mette en avant le combat Chirac/Villepin/Sarkozy plutôt que d'enquêter réellement sur les guerres de pouvoir qui ont l'air d'avoir lieu chez EADS.
Les habitants d'Asnières vivent ces méthodes depuis plusieurs années maintenant (cf. le site asnierois.org) et savent les reconnaitre à l'avance, moi j'y suis plongé et victime depuis seulement quelques mois, mais il est maintenant très clair que Manuel Aeschlimann ne fait qu'appliquer à Asnières ce que Nicolas Sarkozy applique au niveau national, même si j'ai pu pensé naïvement à un moment donné que N. Sarkozy ne devait pas être au courant de ces agissements anti-démocratiques. Tout cela semble parfaitement orchestré, l'objectif étant de tuer dans l'oeuf toute forme d'opposition, quelle que soit la méthode à employer; afin de conquérir et/ou préserver le pouvoir.
Lisez également la dépêche d'Arnaud Montebourg expliquant que Sarkozy est le metteur "en scène d'une machination contre lui". Il faut rappeler que Montebourg a été le rapporteur d'une mission d'information parlementaire au début des années 2000 ayant travaillé sur Clearstream, cette société étant apparemment la dernière institution financière européenne a faire de la "dissimulation du blanchiment" de l'argent sale de la haute finance, et par là-même indispensable à beaucoup de gens sûrement bien placés. Il connait donc très bien le dossier.
Tags: Sarkozy, Aeschlimann, Asnières, Mayetic, Politique, France




Commentaires